Après le lancement des travaux du pont moderne sur le fleuve Niger à Faranah, le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, Laye Sékou Camara, s’est rendu ce jeudi 23 octobre 2025 à Guéckédou pour relancer les travaux de construction des 18 kilomètres de route, dont 7 kilomètres restent à achever. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la connectivité entre les villes du pays.

« Vous savez, historiquement, cette route aurait dû être achevée depuis longtemps, mais jusqu’à présent, les populations en souffrent. Nous avons décidé cette fois-ci de la terminer avec la fin de la saison des pluies. En général, les travaux publics s’exécutent entre les mois d’octobre et de mai. C’est pourquoi, dès la fin des pluies, nous relançons tous les chantiers. Aujourd’hui, nous sommes à Guéckédou pour redémarrer les 18 kilomètres, dont environ 7 restent à exécuter. Cette fois-ci, ce sera la bonne. Nous mettrons tout en œuvre pour que les travaux ne s’arrêtent plus », a déclaré Laye Sékou Camara, ministre des Infrastructures et des Travaux publics.
Déterminé à offrir aux populations de Guéckédou une route durable et praticable, le ministre n’a pas caché son insatisfaction quant à la qualité des travaux déjà réalisés, exigeant de l’entreprise exécutante le respect strict des normes de construction.
« Nous avons examiné la portion déjà réalisée, soit les 7 km, et nous n’avons pas apprécié la qualité. Il faut qu’on en discute pour avoir une route conforme aux standards. En zone forestière, il pleut énormément, il faut donc en tenir compte dans la conception. C’est pourquoi nous avons fait venir le Laboratoire national pour vérifier les travaux déjà effectués et participer à la suite du chantier jusqu’à la ville », a ajouté le ministre laye sekou camara
Présent aux côtés de son homologue, le ministre secrétaire général du gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a salué la volonté politique du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, de connecter toutes les villes du pays entre elles.
« C’est une véritable volonté politique du chef de l’État de relier toutes les villes de la Guinée. Cette route est non seulement nationale, mais aussi internationale, car Guéckédou est frontalière du Libéria et de la Sierra Leone, tout en reliant le reste de la région forestière. Je dis à mes parents ici : Allah Noali », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le directeur du projet des 18 km s’est dit prêt à exécuter les travaux dans les délais impartis, tout en réitérant l’engagement de son entreprise à livrer un ouvrage de qualité.
« Je peux vous rassurer qu’à ce stade, nous avons tout le nécessaire pour réaliser au moins les 6 kilomètres restants de bitume. Nous réitérons notre engagement à accompagner les autorités pour respecter les délais. Cette fois-ci, il faut que cette route soit achevée. Par la grâce de Dieu, nous y arriverons », a-t-il affirmé. Amadou Sow directeur du projet GUICOPRES
La relance des travaux des 18 km de route à Guéckédougou est perçue comme un véritable ouf de soulagement pour les populations locales et celles des zones environnantes, longtemps confrontées à des difficultés de déplacement.
IBRAHIMA BABA.CAMARA