Il parle avec le cœur, sans calcul ni amertume. Ce jeudi 15 janvier 2026, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à la sortie de son nouvel album « Bognessa », l’artiste guinéen Issa Dioubaté est revenu sur un épisode marquant de son parcours artistique et citoyen : son engagement précoce en faveur du Président Mamadi Doumbouya.
Interpellé par un journaliste sur le fait d’avoir été le premier artiste à chanter pour le Chef de l’État sans contrepartie, Issa Dioubaté assume pleinement son choix. Pour lui, il ne s’agissait ni d’un calcul politique ni d’une quête de reconnaissance matérielle, mais d’un acte de foi, de conviction et de responsabilité artistique.
« J’ai été la première personne à chanter pour le Président Mamadi Doumbouya. Le jour où il était sur le terrain, j’y étais aussi, sur les réseaux sociaux. J’ai été insulté de gauche à droite. Mais j’ai tenu bon. J’ai ouvert la voie aux artistes guinéens, j’ai été la première voix artistique dédiée au Président Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré avec émotion.
L’artiste révèle que cet engagement est né d’une inspiration profonde, presque mystique.
« Ma mère a parlé, j’ai eu cet homme en rêve. Pour moi, Mamadi Doumbouya est un libérateur. Je suis griot : je chante le bien que font les gens, pas pour une récompense, mais pour la vérité », a-t-il ajouté.
Au-delà de sa personne, Issa Dioubaté estime avoir joué un rôle de précurseur, ouvrant un espace d’expression qui a ensuite bénéficié à de nombreux artistes guinéens aujourd’hui soutenus ou récompensés. Sans rancœur, il revendique simplement la paternité morale de cet engagement artistique initial.
Fier et serein, Issa Dioubaté affirme rester debout, animé par la foi et l’amour de son pays. Son témoignage rappelle que, dans un monde souvent dominé par l’intérêt, certains artistes continuent de faire de la musique un acte de conscience, de mémoire et de loyauté nationale.
Ibrahima Baba camara












