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Conakry : manifestations à Bonfi pour le retour de jeunes migrants en détresse

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Quelques jours après le naufrage d’un navire transportant un groupe de jeunes migrants guinéens en Mauritanie, les familles et proches de plus de 300 jeunes originaires de Bonfi ont entamé, ce mercredi 18 novembre 2025, une série de manifestations. Leur objectif : demander l’appui urgent de l’État afin d’accélérer le rapatriement des survivants de ce drame.

Partis à la recherche d’un avenir meilleur en Occident, ces jeunes, majoritairement ressortissants du quartier Bonfi, ont vu leur rêve basculer. Leur route migratoire, passant par la Mauritanie, s’est transformée en tragédie : morts, blessés et disparus sont désormais dénombrés parmi eux.

« C’est la deuxième fois que nous sommes victimes. Nos frères et sœurs ont quitté la Gambie pour rejoindre l’Europe. En cours de route, ils ont connu des difficultés, des morts et des blessés. Nous demandons l’assistance du gouvernement guinéen pour le retour de nos frères qui souffrent actuellement en Mauritanie », explique Issiaga Camara, porte-parole des citoyens de Bonfi.

En larmes, une mère ne souhaite qu’une seule chose : revoir sa fille, Fatoumata Azize Sylla, blessée lors du périple.

« Elle voulait partir, mais je n’y croyais pas puisque nous n’avions pas les moyens. Trois jours après son départ, elle m’a appelée pour me demander pardon. J’en ai profité pour la bénir. Aujourd’hui, elle est blessée. Les autorités doivent nous aider à ramener nos enfants », implore Fatoumata Yansané.

 

Mariama Soumah, mère de deux jeunes filles, partage la même détresse.

« On nous avait dit qu’elles étaient arrivées en Occident. Trois jours après, nous avons appris qu’elles souffrent en Mauritanie. Nous demandons aux autorités de la Transition, notamment au président Mamadi Doumbouya, de faciliter leur retour », lance-t-elle.

Ce drame plonge une nouvelle fois le quartier Bonfi dans le deuil et l’angoisse, et vient allonger la liste des victimes de l’immigration clandestine, un phénomène qui continue de frapper de nombreuses familles guinéennes.

 

Doussouba Nènè Konaté

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