À l’occasion du 67e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, célébré sous le signe du leadership du Général Mamadi Doumbouya, (ONASIC), en collaboration avec le Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC), a procédé ce mercredi à la remise des prix du premier Concours National de la Photographie. Un événement inédit qui a réuni 67 photographes venus de toutes les régions du pays pour exposer leur talent et valoriser le patrimoine visuel guinéen.
C’est dans une ambiance solennelle et artistique que la cérémonie s’est tenue, en présence de nombreuses autorités, dont le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla. Dans son discours, il a souligné l’importance de cet art, qui selon lui, va bien au-delà de l’esthétique.

« C’est une rencontre vibrante entre l’histoire, la lumière et le regard d’un peuple sur lui-même. La photographie, mesdames et messieurs, transcende le cadre de l’art. Elle porte sans mots, mais dit tout. Elle garde la mémoire, révèle la vérité, magnifie l’identité. Elle exprime la beauté de nos paysages, la richesse de nos cultures, la force tranquille de notre peuple. Elle capte l’âme de la Guinée et la partage avec le monde », a-t-il déclaré.
Parmi les lauréats, Aboubacar Bangoura, récipiendaire du Prix spécial du Président Mamadi Doumbouya, n’a pas caché sa joie :
« Mon sentiment, d’abord, est de remercier le Président de la République. C’est une première en Guinée. Mes remerciements vont également au ministre Moussa Moïse et à l’équipe de l’ONASIC, qui font énormément pour la photographie guinéenne. Je suis très content. Dans la vie, tout repose sur le travail. J’encourage la jeunesse à se former, quel que soit le métier. Même en Guinée, on peut réussir », a-t-il affirmé.
Mohamed Finando, classé deuxième dans cette même catégorie, a tenu à féliciter chaleureusement le lauréat du premier prix, soulignant leur longue collaboration :

« Je suis vraiment très content. Le premier mérite son prix. Je le connais depuis longtemps, on a travaillé ensemble pendant plus de 10 ans. Je suis fier de lui et de ce qu’il représente pour notre métier. »
Le ministre de la Culture a insisté sur la nécessité d’investir dans la formation et la créativité, dans un secteur en pleine transformation :

« Dans ce monde en mutation, notre choix est clair. Il s’agit de miser sur l’humain, non pour le figer dans la nostalgie, mais pour l’affirmer au cœur de la création, dans une dynamique constante d’innovation et d’apprentissage », a-t-il souligné.
Cette première édition du concours de la photographie marque une étape significative vers la professionnalisation du métier en Guinée. L’initiative vise à encourager la créativité, renforcer les compétences, et positionner la photographie comme un levier de développement culturel et économique.
Le succès rencontré laisse entrevoir une volonté commune de pérenniser ce rendez-vous artistique, qui pourrait devenir un pilier de la scène culturelle guinéenne dans les années à venir.
Ibrahima baba camara












