En Guinée, la chaudronnerie est l’un des métiers dont l’origine remonte à des siècles, il consiste à façonner les ustensiles de cuisine, de marmites entre autres à l’aide de l’aluminium et autres métaux. Un peu partout dans le pays, les chaudronniers guinéens travaillent encore à la main pour fabriquer des marmites qui seront ensuite mises sur le marché à des prix très abordables.

Mamadou Yero Sow pratique la chaudronnerie depuis à bas âge, grâce à ce métier, il gagne son pain quotidien et offre une vie confortable à sa famille.

« Je pratique ce métier depuis 25 ans. Je me suis marié à deux (2) femmes et j’ai 7 sept enfants, ils sont tous inscrits dans les écoles. Je gagne mon pain quotidien à travers ce métier, j’ai aussi construit une maison”, a fait savoir.

En plein activités, ce chaudronnier résidant à Faranah, nous explique le processus de fabrication des marmites manuellement faites.

« La fabrication commence par la recherche de sables de bonne qualité, on fait le mélange…. On fait fondre l’aluminium en liquide et filtre. Nous utilisons des moules en bois et plusieurs pièces de métal…” soutient t’il.

Avec une équipe de quatre personnes, ce groupe produit journellement cinq 5 marmites ou plus.

« Notre équipe peut fabriquer 5 grandes marmites par jour. Nous les vendons aux commerçants à 600.000 FG l’unité, qui les revendent ensuite au détail à leur prix”, dit t’il.

Poursuivant, il évoque les difficultés auxquelles ils sont confrontées, avant d’interpeller l’Etat sur la nécessité de leurs accorder des prêts ou des subventions pour mettre un frein au manque de matériels qui est jusque-là, l’un des défis majeurs des artisans guinéens.

“Les difficultés sont beaucoup plus liées aux manque de matériels, parfois on a les commandes mais nous sommes en rupture de matériels. L’Etat doit prêter attention aux bien être des ouvriers, il doit nous accorder des prêts pour qu’on puisse s’approvisionner des matériels, puisque c’est le principal problème auxquels nous sommes confrontés”,

Malgré les menacés concurrence sur le marché guinéen qui se manifeste par les produits importés, Mamadou Yéro se dit confiant sur la qualité de ces marmites faites à la main.

« Si on n’a les matériels, nous n’avons pas peur de la concurrence. Nos marmites ne sont pas pareil, nous faisons de la bonne qualité, un aliment cuit dans nos marmites à un meilleur goût par rapport aux casseroles faites dans les usines” a t’il fait soutenu.

Avec le temps, le nombre de ces artisans diminue de jour en jour. Les rares chaudronniers qui sont souvent âgés et sans successeur.

Doussouba Nènè Konaté

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